16Biennale de danse du Val-de-Marne
du 28 février au 2 avril 2011

Danses en nord

Le 16é édition de la Biennale de danse du Val-de-Marne accueillera 25 compagnies venues de six pays (Belgique, Danemark, Grande-Bretagne, Norvège, Pays-Bas et France.)
Cette édition faisant la part belle aux créations s’ouvrira avec Diaphane, spectacle aéro-terrestre d’Hervé Diasnas, chorégraphe associé.

Cette Biennale est une invitation à la migration chorégraphique. Migration en direction du Nord, en tout premier lieu, la Belgique, avec ce parcours entre les œuvres insolites de la Compagnie Mossoux-Bonté qui vont traverser le Festival. Michèle Noiret égrènera ses Minutes opportunes lors d’un temps suspendu, Peeping Tom nous entraînera dans les communautés isolées en prises avec leurs démons intérieurs, tandis qu le projet Dancers ! de Bud Blumenthal traquera les états de corps, en guise de prélude. Cet élan chorégraphique se poursuit entre les esthétiques venues du Nord, avec les créations très attendue de Wayne Mc Grégor, T.r.a.s.h et Ina Christel Johannessen. Palle Granhøj, quant à lui nous dressera un autoportrait plein d’humour sous la plume de Leonard Cohen.

La randonnée se faufile entres les œuvres, Non finito, ode de l’inachèvement de Paco Dècina, le mythique Blue Lady de Carolyn Carlson, Empreintes Massaï de Georges Momboye, chorégraphe associé, Chairs (de) femmes de Claire Jenny, ainsi qu’entre celle des frères Ben Aïm, Michel Caserta, Stian Danielsen, Anthony Egéak, Thomas Lebrun, Mourad Merzouki, Pedro Pauwels et Tango Ostanito.
Le voyage se teinte d’ironie caustique avec L’Immédiat de Camille Boitel, proprement jubilatoire, BLACK’N’BLUES de Mark Tompkins et le fluXS.2 déjanté de Jean Gaudin au MAC/VAL.

Une édition à l’image de la création, plurielle, inventive et rebelle, dans une relation consolidée avec plus d’une vingtaine de théâtres et structures partenaires. C’est bien l’enjeu du Centre de développement chorégraphique du Val-de-Marne de faire partager cette tension créatrice entre tous ses points d’ancrage alors qu’est engagée la réalisation de « La Briqueterie ».

Daniel Favier.