Création 2015 - Espagne

Après Anatomia publica (présentée aux Plateaux de la Briqueterie en 2012) et Troubles du rythme... Syndrome amnésique avec fabulations (dernier volet du triptyque) s’intéresse au dédoublement. 

Double jeu, double « j », dédoublement des personnages, changements de rôles, juxtaposition et confusion des scènes. Deux duos, deux scènes identiques, exposées simultanément, pour venir interroger la véracité de cette histoire familiale. Diplopie ou double vision, à focales variables, qui présente deux points de vue d’un même évènement aux interprétations multiples. Syndrome amnésique avec fabulations dont le titre emprunte encore au vocabulaire médical examine les problématiques de reconnaissance, de légitimité, de place, à travers les sentiments ambigus qu’elles suscitent.

Tomeo Vergès
Né à Olot, village des Pyrénées catalanes, il montre déjà tout jeune un évident besoin de s'exprimer avec son corps. C'est l'époque du twist et du rock and roll, mais malgré des affinités avec la danse, c'est le sport qui l'emportera : il devient nageur de haut niveau. Après le baccalauréat, il choisit de suivre des études de médecine et part à Barcelone. Il y poursuit la compétition sportive, côtoie les milieux artistiques de la capitale catalane et commence à prendre ses premiers cours de danse classique et jazz.
Il décide alors de venir à Paris pour se spécialiser en médecine tropicale et continue parallèlement à prendre des cours de danse. Il se rend au Caire, en Inde et au Népal en tant que médecin. A son retour, il obtient une bourse pour étudier le théâtre et décide de laisser momentanément la médecine de côté. Il est alors engagé par Maguy Marin pour la création du célèbre May B. Il poursuit son parcours d'interprète avec Caroline Marcadé, Anne-Marie Reynaud, Régine Chopinot et Carolyn Carlson. Il signe son premier duo avec Catarina Sagna. Il continue son parcours de chorégraphe avec deux soli Heropas et Kronos y Kromos.

Parallèlement, Tomeo Vergés fait des incursions au théâtre avec Jean Jourdheuil et Jean-François Peyret pour Le cas Müller et Fantaisies Kafka. Avec ce dernier, il collabore comme comédien et chorégraphe dans les trois volets du Traité des Passions. Il signe aussi un solo qu’il interprète dans l’opéra Jacob Lenz de Wolfgang Rihm mis en scène par Michel Deutsch pour le festival Musica à Strasbourg. Il collabore aussi avec Michel Deutsch comme chorégraphe pour Imprécations IV. Il est l’interprète de Nom d’un chien de Benoît Bradel. Depuis 2011, il fait un travail sur le corps dans les créations de Didier Ruiz : Une Bérénice, 2013 comme possible, 2014 comme possible.

En 1992, il crée la compagnie Man Drake.

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