Danses exposées, la Biennale de Danse du Val-de-Marne s’expose durant cinq semaines, du 1er mars au 1er avril, dans une vingtaine de lieux  partenaires, en Val-de-Marne mais aussi cette année dans tous les départements d’Île-de-France. C’est la danse sous diverses formes qui va s’exposer, ouvrir ses gestes, envahir les théâtres, mais aussi les autres scènes, les musées, l’espace public, les halls et les coulisses, elle se glisse, s’immisce, dans un corps à corps avec les arts, dans un tête-à-tête avec les œuvres plastiques pour le plus grand plaisir des publics, spectateurs, passants ou autres habitants… Elle se donne à voir, à penser, elle dialogue avec l’histoire, archive vivante, elle questionne le patrimoine, elle se manifeste, elle est manifeste. La Biennale s’ouvrira avec les maîtres anciens, Jeronimus Bosch, qui a inspiré Marie Chouinard, Gustav Klimt et Egon Schiele revisités par Christian Ubl, nouvel artiste associé. Danses exposées avec l’accueil de Boris Charmatz et du Musée de la danse avec 20 danseurs pour le xxe siècle. Danses exposées en regard du projet européen Dancing Museums qui viendra clôturer la Biennale. La revue Repères, cahier de danse, quant à elle, se penche sur les relations Danse et/au Musée, un numéro double coordonné par Marisa Hayes, nouvelle rédactrice
en chef. Cette Biennale opère de nouvelles collaborations entre les lieux et les artistes, une attention aux œuvres, au patrimoine muséal, une édition ouverte sur l’Europe et engagée vers le déploiement de nouvelles expériences de médiation entre les œuvres et les publics. 33 spectacles, 25 lieux, 1 symposium au Louvre, des parcours au MAC VAL, dans les Théâtres, une Biennale de créations, de premières en France ou en Ile-de-France, de reprises d’œuvres du répertoire, des complicités avec les artistes associés, en résidence longue, ou de nouvelles présences. Les « danses exposées » ici sont à vif, décidément bien vivantes.
Daniel Favier