2017 - 1ère en Île-de-France
CUBe association 

Klimt versus Schiele.
À eux deux, l’aîné et son orfèvrerie, le cadet et sa crudité, ils résument la fameuse Sécession viennoise, ce mouvement pour un art nouveau qui, avant 1914, secoua le coeur de l’Empire et de l’Europe, et leur lourde civilité bourgeoise. Rien d’étonnant si, Viennois lui-même, Christian Ubl retourne à ces deux figures, frères d’art sinon d’âme, pour cette nouvelle création. Face aux rudesses du temps présent, peut-être faut-il se rappeler la stratégie qu’avait osée le Jugendstil dans le pressentiment des horreurs qui venaient, recourir aux confins de l’Homme, là où sacralité et pornographie se mêlent, pour opposer à Thanatos la souveraineté de la Vie. Le style futur ne sera pas forme mais désir.
Si ce spectacle est un hommage à tous les gestes artistiques en général que l’amour de l’amour porte à leur comble, la danse, comme on le sait depuis la grande Loïe Fuller, a ce privilège, par le « ralenti » des corps dont parle Rilke, d’ouvrir nos yeux à « la vue des astres rapides ».

Christian Ubl’s new performance is inspired by the “Jugendstil” aesthetic movement, also known as Art Nouveau in France. In the choreographer’s native Vienna, artists Gustav Klimt and Ego Schiele are essential references, representing two opposing yet complimentary styles rich in multiple forms of expression that inspire the sculpting of postures, personalities, and other corporeal forms.