CCN d'Orléans - Création Biennale 2017

« Enfant, je danse sur les musiques pop de la disco-mobile de mon père, je suis peinte en tutu rose sur la portière de sa camionnette, je cours de galas en compétitions de moto-cross, mon père aime la danseuse qu’il a fait peindre sur sa camionnette et j’aime que mon père l’aime. Mais je sais déjà que je ne deviendrai jamais la danseuse en tutu rose peinte sur le C35 et pourtant c’est bien grâce à elle que je suis devenue l’interprète que je suis aujourd’hui ». Maud Le Pladec
Le projet MOTO-CROSS trouve sa source dans cette parabole – cette danseuse en tutu que la chorégraphe n’est jamais devenue – pour mieux interroger des questions liées à la transmission, l’héritage et la construction sociale. Maud Le Pladec interprète un solo
partant de son propre récit de vie et de danseuse. La rigueur compositionnelle est ici au service d'une danse brute qui trouve ses fondamentaux dans les danses urbaines que Maud Le Pladec a voulu revisiter à travers son histoire. Cette autofiction traite ainsi de la question de la mémoire, de la disparition et de l’émancipation sociale et intellectuelle. Mais aussi de la « culture pop » (ou « pop culture ») terme désignant un courant contestataire de la fin des années 50 dans l’art et dans la musique.

Après le spectacle du 31 mars, venez fêter la Biennale avec toute l'équipe de la Briqueterie ! Venez enflammer le dancefloor sur la sélection pop et exigeante de Julien Tiné, DJ aux influences vastes

In collaboration with Vincent Thomasset, Maud Le Pladec performs a solo based on her own life story as a dancer. Taking its source from the dancer in a tutu whom the choreographer never became, MOTO-CROSS examines diverse questions linked to transmission, heritage, and social construction in the form of an auto-fiction about memory, disappearance, as well as social and intellectual emancipation.