2016 - 1ère en Île-de-France
Cie de SOI 

Des nappes blanchâtres sur un sol noir, une sculpture animale mystérieuse, et cet homme qui danse, Radhouane El Meddeb. À son père, il confie son énigme, murmure sa peine et hurle son désarroi. Il lui raconte ce qui a eu lieu depuis cinq ans, depuis sa mort : le printemps tunisien, l’espoir d’un renouveau et l’angoisse du chaos. Son corps écrit des phrases suspendues, hésitations et déclamations, sur les intensités d’une musique, vive et pleine comme une étreinte.
Figure singulière de la danse contemporaine, Radhouane El Meddeb crée des oeuvres délicates et renversantes. De ses performances Quelqu’un va danser (2008) ou bien Sous leurs pieds, le paradis (2012) avec Thomas Lebrun, à l’une de ses plus récentes pièces de groupe, Au temps où les Arabes dansaient… Radhouane El Meddeb ne cesse de délier les fils de sa culture pour les tisser à la trame du monde.
En collaboration avec Malek Gnaoui, jeune céramiste tunisien oeuvrant sur l’idée du sacrifice, le chorégraphe crée ce solo pour le Festival Montpellier Danse 2016.

The choreographer confides his enigma to his deceased father, whispers his sorrow and screams his distress. He explains to him what has happened during the five years since his death: the Tunisian spring, the hope of a fresh start and the fear of chaos. His body writes suspended phrases of hesitation and declarations over an intense musical composition, lively and full like an embrace.