Ce numéro est épuisé.
Il n'est plus vendu à l'unité mais est accessible dans l'étui n°4 (qui regroupe les numéros 26 à 30, au prix de 25€.) ainsi que sur Cairn.

Que reste-t-il de la danse quand le danseur s’est retiré ?

Nous questionnons ici l’activité du spectateur, en tant que responsable d’une danse qui continuera, à travers lui, d’exister et d’agir.

Mais ce numéro interroge aussi les pratiques du souvenir des danseurs, des élèves de cours de danse… Chez les uns comme chez les autres, se souvenir est un mouvement, qui se lit dans la posture, la voix, les gestes. Se souvenir peut même, comme le rappelle Odile Rouquet, être une façon de danser.

Loin de nous renvoyer à une sphère mentale et inaccessible, le souvenir nous emmène donc au plus près du corps – celui du danseur et du spectateur. Dans ces récits qui touchent au lien intime que chacun entretient à la danse, se jouent aussi des questions politiques, qui sont au cœur de la partie Témoigner.

On y croise en permanence de subtiles et parfois douloureuses négociations avec l'oubli, d'où la partie intitulée Retenir ?

Les deux comptes rendus de travail qui composent l'ensemble Évoquer soulignent la force créative de l'activité mémorielle.

Enfin, la partie Inventer des arts de la mémoire met en perspective différentes pratiques du souvenir dans le monde de la danse. Elle se clôt sur les réjouissantes réflexions de l’anthropologue Carlo Severi, qui rappelle la créativité à l’œuvre dans les « cultures orales » : comment la mémoire, les savoirs et savoir-faire se transmettent-ils dans les sociétés sans écriture ?